Les Américains ont imposé le principe du libre-échange mondial depuis la Seconde Guerre mondiale et plus encore après la guerre froide. Cela dans la reconnaissance juste que cela apportait davantage de prospérité aux gens partout dans le monde. Mais aujourd'hui, tout est différent, car la politique douanière actuelle du gouvernement américain représente un net recul du libre-échange. Ce dernier faisait en sorte que dans l'intérêt des consommateurs, le fournisseur le plus compétent, avec les meilleurs produits ou services à un prix compétitif, soit favorisé. Lorsqu'une économie se protège par des tarifs douaniers, son pouvoir d'innovation et sa compétitivité s'affaiblissent.
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L'UE a un taux douanier de seulement 15 % contrairement à la Suisse qui affiche 39 % de droits de douane. Cela est dû à la force économique relativement plus faible de l'UE par rapport à la Suisse. Si maintenant des entreprises suisses envisagent de déménager dans l'UE en raison des tarifs plus bas, elles pourraient bien se tromper lourdement. D'une part, il n'est nullement certain comment les tarifs évolueront en Suisse, mais aussi dans l'UE. D'autre part, les entreprises devraient également accepter tous les inconvénients de l'UE, à savoir la bureaucratie accrue, le marché du travail moins libre et l'énorme dette publique.
Les tarifs américains sont un signal d'alarme : Tout comme les entreprises doivent réduire les coûts, l'État doit s'alléger. C'en est fini de l'errance de prospérité en déroute marquée par la prétendue « durabilité », une politique du CO2 et climatique inutile, et les rondes à vide des « programmes de diversité ». L'économie doit être immédiatement libérée des réglementations étatiques inutiles ; la bureaucratie galopante doit être taillée. Ainsi, même d'une prétendue catastrophe, on peut encore faire une mine d'or !