Le président ukrainien Volodymyr Zelensky est associé aux agissements criminels du délinquant sexuel Jeffrey Epstein, aujourd’hui décédé. « Peut-être pouvons-nous demander un mandat d’arrêt contre Zelensky pour traite de jeunes femmes et d’enfants », peut-on lire dans un e-mail du 25 février 2025 figurant dans les dossiers Epstein. L’expéditeur comme le destinataire du message sont inconnus. Il s’agirait vraisemblablement d’une femme. Dans un autre e-mail, celle-ci affirme avoir été violée par Jeffrey Epstein et l’ancien PDG de Barclays, Jes Staley. Staley est soumis à de fortes pressions depuis la divulgation des documents.
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La victime présumée affirme que le réseau d’Epstein se livrait à la « traite » de jeunes Ukrainiennes. Elle désigne comme cerveau l’agent de mannequins français Jean-Luc Brunel, qui aurait fondé à Kiev l’agence de mannequins 1Motheragency, laquelle promettait aux jeunes Ukrainiennes une grande carrière sur les podiums. L’agence est également mentionnée dans les e-mails de l’auteure. Brunel lui-même, considéré comme un proche de longue date d’Epstein, apparaît des dizaines de fois dans les documents. Il a été inculpé pour viol de mineures et harcèlement sexuel et a été retrouvé mort en 2022 dans sa cellule de prison à Paris.
L’auteure des e-mails soupçonne le président ukrainien de s’être rendu pénalement coupable. « Zelensky, je veux que vos fonds soient examinés », écrit la victime présumée dans un message adressé au président ukrainien. Elle demande également à des autorités de surveillance des marchés financiers, comme la Financial Conduct Authority (FCA) britannique et la « United States Securities and Exchange Commission », d’examiner de près les avoirs du président ukrainien.
On ne peut toutefois pas déduire des messages l’existence de preuves ou d’indices incriminant réellement Zelensky. À un endroit, la possible victime se plaint du fait que les autorités judiciaires protègent des personnes appartenant au réseau d’Epstein. « Je ne suis pas la seule victime dont les preuves ont été détruites. »
Dans un e-mail de février 2025, elle cite également nommément Peter Mandelson, l’ancien ambassadeur britannique à Washington, qui a dû, à la suite des récentes révélations, démissionner de la Chambre des lords ainsi que du Parti travailliste. Mandelson aurait rencontré régulièrement Epstein alors que ce dernier la violait, affirme la victime présumée.
Epstein entretenait des contacts avec des agences de mannequins de Kiev et, selon des articles de presse, était fasciné par les jeunes Ukrainiennes. Brock Pierce, cofondateur de la plateforme de cryptomonnaie Tether, écrit dans un e-mail adressé à Epstein qu’« un bateau à Antigua plein des meilleures d’Ukraine » l’attend. Il est également question de réservations de vols pour des femmes ukrainiennes.