La conseillère nationale bâloise des Verts libéraux (GLP) et vice-présidente du parti des Verts libéraux, Katja Christ, a publié sur Facebook un éloge d'une étude de la Fondation Suisse de l'Énergie (SES), orientée à gauche, et a saisi cette occasion pour critiquer le lobby nucléaire au parlement. Selon cette étude, les plans des partis bourgeois de lever l'interdiction de construire de nouvelles centrales nucléaires retarderaient le développement des énergies renouvelables. Le ministre de l'énergie, Albert Rösti, a démenti ces affirmations.
Néanmoins, la Verts libérale de Bâle a rédigé, en s'appuyant sur ce document, une sorte d'appel ardent contre le nucléaire – comme si les résultats de l'étude de la SES étaient sacrés.
Lorsque l'on évoque la construction de nouvelles centrales nucléaires, le président de la commission de l'énergie (UREK) et conseiller national UDC, Christian Imark, l'un des promoteurs de la renaissance nucléaire en Suisse, ne plaisante pas.
En raison de sa critique des plans nucléaires des bourgeois, il s'en est déjà pris à l'ancienne conseillère fédérale Doris Leuthard, la qualifiant de « poule » sur les réseaux sociaux. Il cible maintenant Katja Christ, la deuxième vice-présidente du Conseil national, qui doit être promue à la présidence adjointe du conseil en décembre et présider la grande chambre en 2026/27.
« Espérons qu'elle présidera mieux qu'elle ne connaît les questions énergétiques », a raillé le Solothurnois dans un commentaire. Selon lui, une future présidente du Conseil national devrait faire preuve de retenue et d'impartialité.
Il est en effet attendu des membres de la présidence du Conseil national qu'ils se comportent de manière neutre – car ils représentent l'ensemble du Conseil et non seulement leur parti. La plupart des titulaires du mandat respectent cela, bien qu'il y ait eu des exceptions, comme le conseiller national socialiste Eric Nussbaumer du canton de Bâle-Campagne, qui exprimait encore des opinions tranchées pendant son mandat, ce qui n'était pas bien perçu partout.
Christ semble maintenant vouloir l'imiter. Pourtant, la politicienne de Riehen dans le canton de Bâle-Ville ferait mieux de se taire. Il y a un an, elle a été élue deuxième vice-présidente avec seulement 115 voix, l'un des pires résultats des dix dernières années. Plus impopulaires qu'elle lors de leur élection à la présidence du Conseil national, il n'y avait que le politicien du centre Dominique de Buman (FR) et la verte Irène Kälin (AG).
Il est tout à fait possible que Christ subisse un nouveau revers lors de l'élection à la première vice-présidence de la grande chambre lors de la session d'hiver à venir. On aurait aimé savoir comment elle-même évalue la situation. Mais à ce sujet, elle n’a rien à dire.