Dans le communiqué de presse d'aujourd'hui, le Parti vert-libéral suisse s'engage - avec conviction, comme il le souligne - aux Bilatérales III. Ils soutiennent que le paquet d'accords de l'UE représente une solution sur mesure et pragmatique pour garantir l'accès au marché, renforcer la participation de la Suisse à Bruxelles et réguler des règles équitables en cas de divergences.
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Vraiment?
Si la garantie de l'accès au marché doit être consignée sur plus de 2200 pages (!), chaque citoyen doté de bon sens devrait immédiatement voir s'allumer toutes les sonnettes d'alarme. Ou pour le dire avec les mots de l'ancien conseiller fédéral Christoph Blocher: « Seul un fou peut signer quelque chose de pareil ».
« Sur mesure » peut-être du point de vue de l'Union européenne, car elle a urgemment besoin de contributeurs nets. En signant le contrat, la Suisse deviendrait un libre-service monétaire pour la structure défaillante de l'UE.
Mais laisser croire aux citoyens qu'avec les nouveaux accords notre droit de participer serait renforcé est le summum des perversions.
Notre démocratie directe, où chacun peut intervenir dans le processus politique en collectant des signatures pour son projet, est vidée de sa substance et relativisée. À la place, nous devrions adopter des lois de manière dynamique.
Cela signifie: en théorie, nous pouvons voter dessus, mais si nous rejetons une régulation de l'UE, nous devons nous attendre à des sanctions.
La décision des verts-libéraux indique que les responsables de ce parti n'ont pas lu les 2200 pages du contrat colonial.