L'AfD entreprend des démarches juridiques contre son classement comme «extrémiste de droite avéré» par l'Office fédéral de protection de la constitution (BfV). Comme l'a confirmé un porte-parole du parti, un recours en référé a été déposé auprès du tribunal administratif de Cologne, rapporte le Welt. La plainte vise à faire annuler le classement et à en publier l'annonce. Dans un premier temps, le tribunal rendra sa décision dans une procédure d'urgence - sans audience orale.
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Dans sa requête, le parti qualifie la décision du BfV de menaçante pour son existence. «L'effet dissuasif négatif associé au classement et à l'annonce comme effort avéré (!) d'extrême droite (!) a un impact négatif - évident - très considérable sur la requérante [entendu l'AfD, ndlr], mais aussi sur le processus de formation de la volonté démocratique en lui-même», indique-t-il dans le motif. Le parti craint un «préjudice énorme, irréparable chez les électeurs», mais aussi la perte de donateurs et de fonctionnaires en tant que membres.
Comme preuve, l'AfD cite le tweet de la journaliste de la ZDF, Nicole Diekmann, qui a écrit : «Avec l'étiquette ‹extrémiste de droite avéré›, cela devient difficile», en référence à l'ambition de l'AfD de devenir la force principale. Elle, la «journaliste connue», est désignée par le parti comme une «observatrice neutre et compétente».
Le classement par le BfV a eu lieu, selon ses déclarations, en raison du «caractère extrémiste et méprisant la dignité humaine» du parti dans son ensemble. Auparavant, l'AfD avait été observée comme un cas suspect.