Le chancelier fédéral Friedrich Merz, le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre britannique Keir Starmer condamnent «avec la plus grande fermeté» les attaques iraniennes dans la région. Dans une déclaration commune, ils ont appelé Téhéran à cesser immédiatement ses frappes militaires, à mettre fin à son programme nucléaire et à réduire son programme de missiles balistiques. L’Iran devrait en outre renoncer à «toute activité déstabilisatrice dans la région et dans nos pays» et mettre un terme à la «violence et à la répression répugnantes contre sa propre population». Dans le même temps, les trois chefs de gouvernement ont souligné qu’ils ne participaient pas aux frappes militaires. Ils restent toutefois en contact étroit avec leurs partenaires internationaux.
THOMAS KIENZLE / KEYSTONE
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a qualifié la situation d’«extrêmement préoccupante» sur la plateforme X. «Nous appelons toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue, à protéger les civils et à respecter le droit international», a-t-elle écrit. L’UE prendra «toutes les mesures nécessaires» en «étroite coordination» avec les États membres pour soutenir les citoyens européens dans la région.
La haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères, Kaja Kallas, a qualifié la situation de «dangereuse». Les employés de l’UE dont la présence n’est pas indispensable seront évacués. L’opération navale ASPIDES en mer Rouge reste «en état d’alerte maximale». Kallas a déclaré que le régime iranien avait tué des milliers de personnes; ses programmes de missiles et nucléaire représentent une menace grave.
Le ministère ukrainien des Affaires étrangères a déclaré qu’il soutenait le peuple iranien dans son aspiration à la sécurité, à la liberté et à la prospérité. Le régime de Téhéran a violé le droit international par la répression intérieure et par son soutien militaire à la Russie dans la guerre contre l’Ukraine.