Une histoire du système d'asile suisse en 2025.
Deux Kurdes déposent une demande d'asile dans le canton d'Argovie en 2026. La demande est rejetée en 2019 après une procédure rigoureuse et minutieuse de l'Office fédéral des migrations (SEM).
Les hommes restent malgré tout. Ils font appel.
La plainte qui suit est rejetée par le Tribunal administratif fédéral en 2021.
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Les hommes restent malgré tout. Ils soumettent une demande pour cas de rigueur. Celle-ci est également rejetée par le SEM. L'expulsion est ordonnée.
Le lobby de l'asile entre en jeu. Avec des manifestations à Aarau, une grève de la faim et des histoires dans les médias, la mobilisation s'organise contre la décision. Les autorités argoviennes cèdent. Le Bureau de la migration et de l'intégration d'Aarau décide le 26 mai 2025 d'accepter la demande pour cas de rigueur.
Résultat : les deux migrants sans motif d'asile restent ici.
Les grands conseillers Adrian Schopp (FDP) et Rolf Jäggi (SVP) ont posé quelques questions au Conseil d'État. Notamment pourquoi ce revirement, quel rôle ont joué les manifestations ou comment s'assurer que les décisions pour cas de rigueur sont prises indépendamment de la pression médiatique ou politique.
Autrement dit, l'État de droit est supprimé dans le domaine de l'asile. Et : Combien de temps cela sera-t-il encore accepté et toléré par la population ?