Le conseiller national radical-démocratique Laurent Wehrli a fort à faire : le président de la Commission des affaires étrangères du Conseil national (APK-N) se trouve cette semaine en Angleterre et en Irlande avec d'autres membres de la commission.
Dans les États insulaires, le politicien vaudois de Montreux rencontre entre autres des scientifiques, des parlementaires et des représentants économiques. Dans le pays natal de James Joyce, Wehrli souhaite entamer des discussions sur la politique de neutralité de Berne et de Dublin.
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L'Irlande compte parmi les derniers États « neutres » de l'UE, aux côtés de Malte et de l'Autriche, cependant le gouvernement de Dublin envisage d'assouplir cette neutralité et d'envoyer des soldats irlandais pour des missions dites de paix en Ukraine. Il existe bien sûr des plans similaires au département de la Défense du Conseiller fédéral Martin Pfister en Suisse.
À l'étranger, le politicien étranger Wehrli, qui plaide pour une coopération plus étroite dans le domaine de la sécurité avec l'UE, entretient régulièrement un échange ouvert sur des sujets comme la neutralité avec les politiciens. Il se montre moins bavard dans ses rapports avec son propre peuple, les électeurs suisses. Face à eux, le même Wehrli s'impose également parfois en tant que censeur.
L'APK-N a traité la semaine dernière l'initiative de neutralité qui souhaite inscrire la neutralité dans la constitution. La commission a voté à la fois sur le projet et sur la contre-proposition directe, mais a caché les résultats du vote. En tant que président de la commission, le politicien étranger Wehrli en est responsable.
Davantage de transparence est manifestée par le conseiller national radical-démocratique dans ses échanges avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky et le président du parlement Ruslan Stefanchuk. Il les a visités cet été à Kiev avec la présidente du Conseil national Maja Riniker.
Il était important pour lui d'expliquer la position de Berne, a déclaré le politicien radical-démocratique après la visite en Ukraine et a indiqué : « La Suisse est solidaire de l'Ukraine et est prête à la soutenir. » Wehrli, pourrait-on penser, se sent surtout obligé envers les politiciens étrangers, mais moins envers ses propres électeurs.