Après la destitution controversée de l'animateur américain de talk-show Jimmy Kimmel, l'ex-président américain Barack Obama s'est exprimé clairement. Dans plusieurs publications sur la plateforme X, il a critiqué le gouvernement de Donald Trump. Celui-ci instrumentalise le pouvoir étatique pour réduire au silence les voix dissidentes - et porte ainsi la «culture de l'annulation» à un «nouveau niveau dangereux».
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Obama a accusé le gouvernement de faire pression sur les entreprises médiatiques, par exemple par des menaces réglementaires, si celles-ci refusaient de «faire taire les journalistes et commentateurs dérangeants». Il a particulièrement critiqué le licenciement de la chroniqueuse du «Washington Post» Karen Attiah, qui a perdu son emploi après des déclarations critiques sur la violence armée aux États-Unis. «C'est exactement ce type de coercition étatique que le premier amendement de la Constitution devrait empêcher – et les entreprises médiatiques doivent commencer à résister, au lieu de capituler devant cela», a écrit Obama.
En parallèle, les démocrates au Congrès américain ont présenté un projet de loi: Le «No Political Enemies Act» vise à protéger les personnes qui sont ciblées par les autorités en raison de déclarations critiques envers le gouvernement. Le sénateur Chris Murphy a qualifié cette initiative de «moment décisif» dans la lutte pour la liberté d'expression. Il a accusé les ministères de la Justice et les entreprises d'agir comme «les complices de Trump»: «Vous regretterez ce moment lorsque l'Amérique ne sera plus une démocratie.»
Les chances de succès de la loi sont considérées comme faibles – les démocrates sont en minorité au Congrès. Mais même parmi les républicains, les doutes sur la ligne politique du président en matière de liberté d'expression se multiplient, selon le journal allemand Die Welt.