Le chef du FDP, Christian Dürr, renonce à une nouvelle candidature et ouvre ainsi la voie à Wolfgang Kubicki pour prendre la tête du parti. Dürr déclare au Bild-Zeitung: « Je ne doute pas que le FDP retrouvera le succès. La condition est une formation soudée. J’y contribue, je soutiens Wolfgang Kubicki et je ne me présenterai pas. »
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Le déclencheur est la candidature annoncée de Kubicki, considéré comme un vice-président de longue date et une figure marquante du parti. Avec son retrait, Dürr veut éviter un vote de confrontation lors du congrès du parti et assurer l’unité du FDP. Kubicki a salué cette décision comme « hautement honorable » et a parlé d’un signal en faveur de la volonté commune de réussir.
Cette décision intervient à un moment de forte pression sur les libéraux. Après des pertes significatives aux élections régionales en Bade-Wurtemberg et en Rhénanie-Palatinat, et l’échec du retour dans les deux parlements, la direction du parti est confrontée à une réorganisation. Dürr avait initialement annoncé qu’il dirigerait lui-même ce processus, mais il en tire désormais les conséquences.
Avec la candidature de Kubicki, les rapports de force au sein du parti se modifient. Il incarne un retour plus marqué aux thèmes centraux de l’économie de marché et une démarcation plus nette par rapport à la ligne gouvernementale. Dans le même temps, la concurrence demeure: le chef de la section régionale de Rhénanie-du-Nord–Westphalie, Henning Höne, maintient également sa candidature.
Le congrès fédéral du parti en mai devrait ainsi devenir une décision d’orientation. Pour le FDP, il s’agit de rien de moins que d’une nouvelle configuration politique après une série de défaites électorales.