C’est la bonne nouvelle de ce dimanche de votation. La transition climatique, c’est-à-dire l’illusion rouge-verte de réguler le climat mondial par la redistribution de milliards de recettes fiscales, la contrainte et la renonciation, est terminée. Fini. Over. S’achève ainsi, après dix ans, un battage politique et médiatique qui a coûté énormément de temps et d’argent à la Suisse. Rien qu’en raison du oui hypnotisé à la Stratégie énergétique 2050 en 2017, la Suisse perd des décennies dans le développement de la production d’énergie.
© KEYSTONE / ANDREAS BECKER
Tout de même: l’initiative pour un fonds pour le climat du PS et des Verts est rejetée, selon les projections, par plus de 70 pour cent des votants. Les deux partis de gauche ont tout juste réussi à mobiliser leur propre potentiel électoral. À titre de comparaison: l’initiative de l’UDC concernant la SSR, également rejetée (part électorale de 28 pour cent), a tout de même obtenu, selon les projections, 38 pour cent de oui.
Ce dimanche de votation a montré que le non au fonds pour le climat constitue réellement un tournant vers un retour à la normalité. Le fonds pour le climat n’a pas la moindre chance, bien que, dans les villes de gauche, une forte mobilisation ait eu lieu selon le politologue de GFS Lukas Golder – et cela avec une forte participation de l’ordre de 56 pour cent au niveau national.
Les urbains de gauche se sont précipités aux urnes pour sauver la SSR ou introduire l’imposition individuelle, mais non pour sauver le climat. Cela montre aussi que la panique climatique, que la SSR de gauche ne cessait elle aussi d’attiser, s’est épuisée. La propagande de ces dernières années ne produit aucun effet durable. La transition climatique s’est dissoute en ces journées printanières chargées de poussière du Sahara.