L'entente de dé-bureaucratisation annoncée par le chancelier Friedrich Merz est en train de stagner : selon les recherches du Bild-Zeitung, les ministres ont jusqu'à présent fourni peu de propositions d'économie. Au lieu des économies escomptées de plusieurs milliards, le volume provisoire n'atteint qu'à peine 300 millions d'euros – bien moins que prévu.
Hasselblad H5D
Le ministre du Numérique, Karsten Wildberger (CDU), qui coordonne le projet, se dit déçu. Au sein du gouvernement, il se dit que la volonté de réduction n'est « pas suffisante » parmi de nombreux fonctionnaires et ministres. La résistance provient principalement de leurs propres administrations, qui rechignent à voir leur domaine d'activité réduit.
Les objectifs sont néanmoins clairs: moins de règles, moins d'obligations de rapport, moins d'autorités. Un soi-disant « cabinet de désengagement » doit décider le 5 novembre des propositions réalisables à court terme. À moyen terme, Wildberger prévoit selon Bild, de réduire les coûts bureaucratiques d'un quart. Cela correspondrait à environ 16 milliards d'euros. Une nouvelle mesure devrait être : quiconque souhaite introduire une nouvelle loi ou règle doit d'abord en annuler deux existantes. De plus, les ministres sous Merz doivent déjà réduire leur personnel de deux pour cent chaque année. Mais pour l'instant, le soutien à cette cure drastique est faible, même parmi leurs propres rangs.