En France, les partis n'arrivent presque plus à s'entendre sur un gouvernement. Et cela dans un État tellement endetté qu'il pourrait un jour ne plus être solvable. L'UE ne convient pas en tant que sauveur, car elle n'a pas non plus d'argent.
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Jusqu'à récemment, c'était toujours l'Allemagne qui payait au sein de l'UE. Mais ce pays s'est également massivement endetté entre-temps. Les États-Unis ont également de gros problèmes de dette, c'est pourquoi ils transmettent aux Européens: « Débrouillez-vous seuls! » Car il manque aux Américains surendettés de l'argent et de la force pour veiller partout.
On prétend toujours que la Suisse est en bonne position. Il est vrai qu'elle est en moins mauvaise posture que la plupart des autres. Mais chez nous aussi, il y a une économie de la dette. De plus, d'autres États se sont endettés auprès de la Suisse. Il y a quelques années, notre pays était le plus grand créancier de l'Allemagne. La Banque Nationale Suisse avait l'honneur douteux d'être la plus grande créancière individuelle de l'État allemand avec 100 milliards d'euros: une situation non dénuée de danger.
Tout le système de la dette repose finalement sur la confiance. Lorsque la confiance s'évanouit, le débiteur s'effondre. Cela s'est produit en 2009 en Grèce, où le petit État a encore pu être sauvé. Mais il n'est pas exclu que soudain quelqu'un dise: « On ne peut plus prêter à la France, les Français ne parviennent même pas à former un gouvernement. »
Il reste à espérer que la belle France se libère du bourbier de la dette. Ce serait dommage pour ce pays fertile si choyé par le bon Dieu, qui s'étend de la plage maritime jusqu'aux plus hauts sommets alpins.