La police a dissous par anticipation à Francfort une manifestation à l’occasion de la soi-disant Journée d’Al-Qods, après que des participants ont à plusieurs reprises scandé des slogans hostiles à Israël. Selon les autorités, le rassemblement était une réunion de partisans du régime des mollahs iraniens.
Hannes P Albert/Keystone
Plusieurs centaines de manifestants se sont d’abord réunis sur la place de la Bourse avant de défiler ensuite dans le centre-ville. La police a compté au début environ 220 participants, avec un pic à quelque 300 personnes. Les participants brandissaient des drapeaux de la République islamique d’Iran et de la Palestine, tenaient des pancartes avec des images de l’ayatollah Ali Khamenei et scandaient des slogans contre Israël. L’événement était lié à la soi-disant Journée d’Al-Qods, proclamée en 1979 par le chef de la révolution iranienne, Rouhollah Khomeiny, au cours de laquelle, dans le monde entier, des partisans du régime iranien manifestent contre Israël.
Au cours du rassemblement, il y a eu à plusieurs reprises des tensions entre manifestants, contre-manifestants et journalistes. Une équipe de tournage de la ZDF a dû, selon un rapport de la Welt, interrompre son interview après que des participants ont filmé et pris à partie les reporters. Les forces de l’ordre ont également dû s’interposer entre des manifestants et un exilé iranien qui critiquait publiquement le régime.
Lorsque, plus tard, un orateur a scandé des slogans tels que « Israël est un tueur d’enfants », la police est intervenue. Par haut-parleurs, les agents ont enjoint les participants de s’abstenir de toute déclaration pénalement répréhensible. La police de la sûreté de l’État a entamé ses investigations dès le déroulement du rassemblement. Les slogans ayant néanmoins continué, les forces de l’ordre ont finalement déclaré la manifestation terminée. Deux personnes ont été identifiées et font l’objet de procédures d’enquête.
Au total, 13 manifestations avaient été déclarées ce jour-là à Francfort. Selon la police, environ 3000 personnes sont descendues dans la rue pour diverses causes, parmi lesquelles des rassemblements de soutien au mouvement démocratique iranien ainsi que d’autres manifestations en lien avec le conflit au Proche-Orient.