Le deuil est là : Le drapeau suisse sur le Palais fédéral Ouest à Berne est en berne depuis lundi. La mort du pape François, chef de plus de 1,4 milliard de catholiques dans le monde, touche.
Tout à coup, presque tout le monde est d'accord : le Pontife était un très grand. Post mortem, il est encensé au ciel. Presque oubliées sont les critiques que François - cet représentant terrestre de Dieu - a dû essuyer à maintes reprises ces dernières années. Elles furent nombreuses.
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Ainsi au printemps 2024, lorsqu'il a exhorté l'Ukraine à entamer des négociations de paix avec la Russie. Immédiatement, ce fut l'enfer dans les médias et le monde politique. De Bruxelles à Kiev.
Plus tard dans la même année, il est également intervenu de manière avertie dans le conflit au Moyen-Orient et a exigé que les attaques israéliennes dans la bande de Gaza soient examinées en raison d'accusations de «génocide». De nouveau ce fut l'enfer. Cette fois de Washington à Tel Aviv.
Les raisons étaient toujours les mêmes : François plaidait pour la paix comme peu d'autres. Même avec une voix fragile, comme le week-end dernier, lorsque son maître de cérémonie Diego Ravelli a dû lire le message de Pâques sur la place Saint-Pierre.
«J'appelle les parties en conflit à cesser le feu», a-t-il dit en regardant vers le conflit au Moyen-Orient. François a souhaité à l'Ukraine que le pays reçoive le «cadeau pascal de la paix».
Alors que les politiciens continuaient à battre les tambours de guerre et à attiser les images de l'ennemi, le pape restait toujours une voix de raison.
«Aux chrétiens souffrants en Palestine et en Israël ainsi qu'à l'ensemble du peuple israélien et palestinien, j'exprime ma proximité», a-t-il déclaré encore un jour avant sa mort.
La désescalade et le rapprochement entre les peuples étaient la devise de Jorge Bergoglio, qui ne se laissait pas s'approprier par aucun parti. Le message ne pourrait être plus actuel.
On y voyait moins d'enthousiasme dans les quartiers gouvernementaux de Bruxelles, Kiev et Washington, où les apôtres de la paix n'ont pas leur place en temps de nouveaux guerriers froids. La mort du pape, dernièrement très malade, est une grande perte.