Samedi dernier, l’UDC a lancé à Maienfeld la campagne de votation pour son initiative sur l’immigration. Il s’agit d’une question de destin pour la Suisse. Les « lanceurs de fumigènes » des autres partis et les critiques alibi bourgeois du PLR et du Centre tentent de diffamer l’initiative pour la durabilité comme « initiative du chaos ». Le véritable chaos, c’est la démesure actuelle. Nous assistons à un véritable bétonnage de la Suisse, à un effondrement imminent des infrastructures et à la perte insidieuse de ce qui fait l’essence des Confédérés.
Gian Ehrenzeller/Keystone
C’est un conte de fées de faire croire aux Suisses que cette immigration serait purement dictée par l’économie. En réalité, un système de boule de neige a été créé: nous avons besoin d’immigration uniquement pour gérer les conséquences de l’immigration passée. Par la voie de l’asile, des dizaines de milliers de personnes s’infiltrent chaque année abusivement dans l’État social, tandis que l’immigration nette franchit la barre des 100 000. Cette dynamique incontrôlée est la mère de presque tous nos problèmes – des loyers qui explosent à la criminalité en hausse.
Le danger plus profond réside dans la capitulation rampante de la politique. Le Conseil fédéral veut livrer la Suisse à Bruxelles avec le traité de soumission à l’UE – les soi-disant Bilatérales III. On veut céder la souveraineté populaire à des juges étrangers. Les Suisses savent pourtant mieux que n’importe quelle instance lointaine ce qui est bon pour eux. La Suisse gardera-t-elle la force de rester indépendante ou suivra-t-elle la voie de l’Allemagne et de la France, qui sont littéralement tombées bien bas?