Le ministre de la Défense Martin Pfister (Le Centre) veut davantage de moyens pour une armée suisse inapte, à savoir: incapable de se défendre. En effet: une armée qui ne peut pas défendre le pays et sa population est une plaisanterie. Elle est aussi utile qu’une voiture qui ne roule pas. Mais elle est encore bien plus nuisible – parce que notre existence est en jeu.
Ce faisant, Pfister choisit la voie de la moindre résistance. Il veut augmenter la TVA. C’est le nouveau remède miracle des politiciens en manque d’idées et de courage. Et c’est un culot monstre de renchérir sans cesse la consommation.
L’UDC renverse maintenant la vapeur et exige de Pfister qu’il commence par faire le ménage dans sa propre administration. Il devrait économiser cinq milliards de francs dans son DDPS – et l’argent devrait revenir à l’armée, comme le déclare le président du groupe parlementaire Thomas Aeschi à CH Media.
Une motion de groupe allant dans ce sens veut notamment supprimer à nouveau le Secrétariat d’État à la politique de sécurité, que la prédécesseure de Pfister, Viola Amherd, entourée de scandales, avait mis en place. En peu de temps, il s’est imposé comme un organe de réflexion internationaliste qui souhaite intégrer l’armée suisse dans le bloc UE-OTAN plutôt aujourd’hui que demain et laisser la neutralité éprouvée de la Suisse se déliter complètement.
Le concours d’idées est lancé. On parie que, au sein même du DDPS – et a fortiori au-delà – on peut facilement économiser des milliards et des milliards que nous jetons aujourd’hui par les fenêtres, et qui pourraient être utilisés pour remettre en état une armée opérationnelle, sans que les impôts n’augmentent ne serait-ce que d’un centime?