La guerre en Iran évolue vers un conflit aux objectifs flous et à la dynamique croissante. C’est ce qu’écrit le blogueur spécialisé dans les thèmes historiques, connu sous le pseudonyme de Big Serge.
Le conflit a été déclenché par une attaque surprise des États-Unis et d’Israël contre des cibles iraniennes. Téhéran a immédiatement réagi par des tirs de roquettes contre Israël, des bases américaines et des objectifs dans les États du Golfe.
ABEDIN TAHERKENAREH / KEYSTONE
À Washington, la ligne suivie sème la confusion. Différents objectifs ont été avancés pour justifier la guerre: de la prévention d’une première frappe iranienne à la destruction des capacités militaires, jusqu’à un possible changement de régime. Dans le même temps, les principaux représentants du gouvernement se contredisent publiquement.
Sur le plan militaire, les États-Unis et Israël semblent poursuivre une double stratégie: d’une part, l’Iran doit être « désarmé » par des attaques contre sa défense aérienne et ses systèmes de missiles; d’autre part, des frappes ciblées visent la direction politique et militaire. L’objectif est de réduire durablement la capacité d’action de l’État.
L’Iran mise, de son côté, sur le temps et la pression économique. Après des attaques massives au début, Téhéran a adapté sa stratégie et mène désormais des frappes ciblées et continues. Parallèlement, le régime tente de perturber le trafic maritime dans le détroit d’Hormuz, artère vitale centrale du commerce pétrolier mondial.
Selon le blogueur, deux stratégies s’affrontent ainsi: une frappe militaire rapide de l’Occident contre un concept iranien d’usure. Alors que les capacités militaires de l’Iran sont déjà nettement affaiblies, l’État reste capable d’agir et pourrait ainsi prolonger le conflit.