À en croire les politiciens européens, la guerre en Iran «n’est pas notre guerre».
Absurde, comme le prouvent un simple coup d’œil aux pompes à essence et aux rayons des supermarchés. La guerre en Iran est bien davantage la guerre de l’Europe que celle en Ukraine.
Les guerres ont évidemment des conséquences pour les citoyens des États concernés. Chez nous, il ne s’agit pour l’instant «que» de prix plus élevés, ailleurs la vie publique est restreinte ou la faim menace.
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Mais les Allemands en particulier ne sont pas prêts à accepter ces conséquences. Comme toujours, dès que ça fait mal, c’est à l’État de régler le problème: plafonnement du prix du carburant, impôt sur les surprofits, baisse d’impôts.
Mais l’État ne peut pas régler cela, il n’a de toute façon déjà plus d’argent. Et pourquoi le devrait-il? Personne, pas même un citoyen allemand, n’a droit à une vie sans perturbations.
Certes, ni lui ni son gouvernement ne portent la moindre responsabilité dans la crise actuelle. Mais les gouvernements européens et l’UE feraient mieux d’employer leur énergie à mettre fin à cette crise.
Or il leur manque le pouvoir, l’imagination, la volonté. Ils laissent la médiation au Pakistan, à l’Égypte, à la Turquie.
Quel aveu de faiblesse.