La Hongrie tourne le dos à la Cour pénale internationale (CPI). Le parlement de Budapest a voté mardi en faveur du retrait du pays de cette institution. Le ministre des Affaires étrangères, Péter Szijjártó, a justifié cette décision sur X : « Par cette décision, nous refusons de faire partie d’une institution politisée qui a perdu son impartialité et sa crédibilité. »
ZOLTAN MATHE / KEYSTONE
Hungary is out. Today the Parliament voted to withdraw from the International Criminal Court. We won’t be part of a politicised institution. pic.twitter.com/mZTlJyi9oj
— Péter Szijjártó (@FM_Szijjarto) April 29, 2025
L'annonce du retrait a été faite il y a environ un mois, le 3 avril – peu après la visite du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou en Hongrie. Netanyahou est recherché par la CPI par mandat d'arrêt international pour des crimes de guerre présumés et des crimes contre l'humanité dans la bande de Gaza. Le voyage à Budapest était son premier séjour en Europe depuis le mandat d'arrêt de La Haye.
Des organisations de défense des droits de l'homme comme Amnesty International et Human Rights Watch avaient demandé à la Hongrie d'arrêter le chef du gouvernement israélien et de le remettre à la cour. Le gouvernement hongrois a ignoré ces demandes.