L'ancien Premier ministre soudanais Abdalla Hamdok appelle dans une contribution invitée dans le Financial Times, que la guerre civile persistante au Soudan ne puisse pas être résolue par des moyens militaires. Hamdok écrit: «Il n'y a pas de solution militaire pour le Soudan», au lieu de cela, il demande une fin immédiate de la violence en faveur d'un processus politique reposant sur le dialogue.
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Bien que l'armée ait récemment pu prendre le palais présidentiel à Khartoum, la réalité fondamentale n'a pas changé : aucun acteur ne peut gagner la guerre sans causer des pertes dévastatrices parmi la population civile, selon le politicien. «La seule force qui puisse préserver l'unité du Soudan est un gouvernement démocratique et civil qui représente tous les Soudanais», dit Hamdok.
Il a également mis en garde contre une nouvelle escalade, qui pourrait déstabiliser non seulement le Soudan lui-même, mais l'ensemble de la région. Des pays comme le Tchad et le Sud-Soudan sont déjà fortement accablés par les flux de réfugiés et les problèmes de sécurité. Dans ce contexte, il a salué la réunion ministérielle prévue à Londres comme un possible tournant : «Cette réunion doit être un tournant – un moment où la communauté internationale va au-delà des gestes symboliques.»
Il a appelé à l'adoption d'un plan d'action de Londres, qui prévoit notamment un accord de cessez-le-feu immédiat, une aide humanitaire et le début d'un processus de paix dirigé par des civils. De plus, l'Union africaine et l'ONU devraient développer conjointement des mesures de protection concrètes pour les civils.
«La guerre du Soudan n'est pas seulement une crise soudanaise - elle est une pierre de touche pour l'engagement du monde en faveur de la paix, de la démocratie et de la protection de la vie humaine», déclare Hamdok.