Non seulement des politiciens de la CDU comme le chancelier Friedrich Merz ou la ministre de l'Économie Katherina Reiche comptent parmi les invités réguliers du sommet Ludwig-Erhard organisé par le Weimer Media Group. Le chef du SPD, Lars Klingbeil, a également été régulièrement présent, selon le site de l'organisateur - y compris des entretiens discrets avec des PDG. C'est ce que rapporte le portail Apollo News.
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«Il s'est retiré avec le PDG d'Audi dans le salon privé, s'est assis au dîner avec des grands banquiers et des industriels, et a signalé à tout le monde que le tournant allemand devait également s'appliquer à l'économie», explique un article du portail The European appartenant au groupe Weimer au sujet des apparitions de Klingbeil lors de la réunion de lobbying. L'actuel vice-chancelier y aurait affiné son profil pro-entreprise - en plein dans le terrain des partisans économiques proches de Merz.
L'événement, selon l'autosatisfaction du Weimer Media Group, est devenu un pont politique entre Merz et Klingbeil. «Les deux avaient deviné dès le départ qu'ils auraient affaire l'un à l'autre (à) un moment donné», écrit The European. Klingbeil aurait utilisé la réunion pour montrer sa proximité avec l'industrie - par exemple en partageant des tables avec des banquiers et des représentants de l'industrie.
Contexte: Le Weimer Media Group promeut dans des documents de vente des forfaits de coopération pour les entreprises - pour au moins 60 000 euros, une «influence sur les décideurs politiques» devrait être acquise. Quatre ministres fédéraux sont annoncés pour 2026.
Le fait que l'organisateur du sommet appartienne pour moitié à Wolfram Weimer – actuellement ministre de la Culture à la chancellerie – rend la situation délicate. Après que la commercialisation des membres du cabinet ait été rendue publique, Weimer a annoncé qu'il transférerait ses parts à un fiduciaire. Mais sur le plan juridique, le sujet n'est pas clos: au moins quatre plaintes pénales sont actuellement déposées au parquet de Berlin.
Néanmoins, le chancelier Merz ne voit pas la nécessité d'agir. Il défend Weimer avec insistance sur ARD: toutes les accusations sont «fausses». Toutefois, il n'a pas fourni de preuve à cet effet, écrit Apollo News.