Si l’on observe le débat actuel sur les réformes en Allemagne, on distingue un labyrinthe byzantin devenu tout simplement impossible à appréhender pour tout observateur raisonnable. Ce que livrent là le chef du SPD, Klingbeil, et le chef de la CDU, Merz, n’est qu’un bricolage de détails fiscaux – ici une baisse, là une hausse – au lieu d’avoir le courage d’un véritable acte de libération.
Kay Nietfeld/DPA/Keystone
L’Allemagne s’est perdue dans une « jungle de folie » fiscale, qui dissuade plutôt les entrepreneurs qu’elle ne les attire. La recette du succès serait en réalité simple et se trouve dans l’histoire de l’ancienne République fédérale: moins d’État, des baisses d’impôts drastiques et le démantèlement d’une bureaucratie paralysante.
Mais tant que les responsables politiques placeront le maintien de leur pouvoir au-dessus des réformes structurelles nécessaires, le pays restera prisonnier d’une « chape de plomb » réglementaire. Il faut un chancelier qui dise la vérité et libère le pays de cette prison bureaucratique.