Andreas Künne, le nouvel ambassadeur de l'UE en Suisse, laisse transparaître beaucoup de choses. Dans une interview avec la NZZ, il exprime clairement ce que l'on pense à Bruxelles de la démocratie directe: rien du tout.
Interrogé sur l'initiative de durabilité contre une Suisse de 10 millions d'habitants, Künne est gêné par le fait que la proposition soulève des « questions similaires » à celles de l'initiative sur l'immigration de masse de 2014. « Je trouve cela regrettable, car nous voulons en principe regarder vers l'avenir. »
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Eh bien, Monsieur l'Ambassadeur, le peuple suisse regarde ensemble vers l'avenir plusieurs fois par an. Cela, nous l'appelons: la démocratie directe. Lors de la votation sur l'initiative de durabilité, il s'agira principalement de savoir si la population résidente permanente de la Suisse peut dépasser la barre des 10 millions de personnes avant l'année 2050.
Cette initiative est devenue nécessaire parce que le Parlement n'a jamais mis en œuvre l'initiative sur l'immigration de masse, qui exige une gestion autonome de la migration. Par conséquent, il ne s'agit pas seulement de « questions similaires », mais des mêmes questions qui restent en suspens. Ce qui est surtout regrettable, c'est que l'ambassadeur de l'UE trouve tout cela « regrettable ».