Avec un nouveau train de mesures, Israël veut renforcer son contrôle sur la Cisjordanie occupée. Comme l’a annoncé le bureau du ministre des Finances Bezalel Smotrich, le cabinet de sécurité israélien a notamment décidé de lever l’interdiction en vigueur jusqu’à présent de vendre des terres aux colons juifs. À l’avenir, ils seront légalement autorisés à acquérir des terrains – une décision aux conséquences de grande portée pour les relations déjà tendues entre Israéliens et Palestiniens, rapporte l’ARD.
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Le gouvernement a en outre annoncé la libéralisation des inscriptions au registre foncier et le transfert des procédures de planification urbaine, par exemple dans la ville religieusement sensible d’Hébron, aux autorités israéliennes. Les institutions israéliennes devront également pouvoir appliquer les réglementations en matière de protection de l’environnement et des monuments historiques dans les zones administrées par les Palestiniens. Une commission déjà existante, chargée de l’acquisition « proactive » de terres par l’État israélien, doit être réactivée.
Le président palestinien Mahmoud Abbas a fermement condamné cette décision. Il s’agit, a-t-il déclaré, d’une « tentative ouverte de légaliser l’extension des colonies et la confiscation de terres ». Abbas a appelé les États-Unis et le Conseil de sécurité de l’ONU à intervenir. La Jordanie a également critiqué ces projets, les qualifiant de tentative de consolider une « souveraineté israélienne illégale ».
Le Hamas palestinien a appelé à une résistance accrue contre la présence israélienne en Cisjordanie.