Le ministère public de Saint-Gall a infligé à un homme une amende et des frais pour un montant total de 500 francs. Il aurait détenu un poisson rouge d’une manière non conforme aux besoins de l’espèce.
La police est tombée sur la situation lors d’un contrôle dans un autre contexte. Elle a alors constaté que le récipient du poisson ne disposait ni d’«écran visuel ni de possibilités de retraite». Infraction retenue: violation de la loi sur la protection des animaux.
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Le poisson rouge lui-même n’aurait probablement pas apprécié ce jugement, mais aurait plutôt embrassé les pieds du prétendu tortionnaire d’animaux.
En effet, l’homme avait trouvé l’animal dans la boue sur un chantier et avait immédiatement réagi: il a rempli une boîte en plastique d’eau, a sauvé le poisson rouge et l’a ramené chez lui. Là, il lui a aussitôt donné de l’eau fraîche et de la nourriture pour poissons.
L’absence de «possibilités de retraite» a sans doute paru assez dérisoire au poisson, compte tenu de l’alternative – mourir misérablement dans une flaque sur un chantier.
Mais au moins, le ministère public de Saint-Gall a envoyé un signal clair avec un fort impact. À l’avenir, chacun y réfléchira à deux fois avant de sauver un animal menacé de mort.
Mettre spontanément une tortue égarée et blessée dans sa voiture pour l’emmener dans un refuge pour animaux? En cas de contrôle de police, une amende serait assurément infligée, parce que l’animal n’est pas placé dans le véhicule conformément au règlement. Transporter un chien renversé en situation d’extrême urgence, même si aucune caisse de transport pour chien ne se trouve dans le coffre? Cela peut coûter cher.
La justice voulait faire triompher la protection des animaux. Ce qu’elle a réellement réussi à faire: que désormais chacun préfère détourner le regard.