La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, veut mobiliser environ trente milliards d’euros pour soutenir l’industrie verte. Elle l’a déclaré à l’issue d’un sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’UE à Bruxelles.
Les fonds doivent provenir des recettes du système d’échange de quotas d’émission (SEQE, ETS) et être mis à disposition via un soi-disant « booster d’investissement ETS ». L’objectif est de promouvoir les investissements dans les technologies propres. Selon von der Leyen, les États membres à plus faible revenu devraient en particulier avoir accès à ces fonds.
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Lors du sommet, le différend sur l’avenir du système d’échange de quotas d’émission est toutefois resté irrésolu. Des pays comme la Pologne réclament des assouplissements, tandis que des pays comme l’Espagne souhaitent maintenir le système existant. L’Allemagne s’est récemment prononcée en faveur d’ajustements limités, par exemple en ce qui concerne l’attribution de certificats gratuits pour les installations industrielles.
La déclaration finale indique qu’un réexamen du système par la Commission européenne d’ici fin juillet devrait conduire à des prix du CO2 plus stables et atténuer les effets sur les prix de l’électricité. Le prix du CO2 fluctue actuellement fortement, car il est largement déterminé par l’offre et la demande.
Dans le même temps, les chefs d’État et de gouvernement ont souligné la nécessité d’agir face à la hausse des prix de l’énergie à la suite du conflit avec l’Iran. La Commission a été invitée à présenter rapidement des mesures pour soulager les entreprises et les consommateurs. Sont notamment envisagés des subventions, des ajustements de la fiscalité et des redevances ainsi que des aides d’État.