La Commission européenne veut prendre des mesures plus strictes contre le racisme à partir de 2026 et menace d'intervenir en cas de violations par les États membres. Au cœur de la nouvelle « stratégie de l'UE contre le racisme » se trouve la mise en œuvre et l'application complètes des lois antidiscrimination existantes, comme le rapporte Apollo News.
Copyright 2024 The Associated Press. All rights reserved.
Le but est « une Europe libre de racisme, où les gens peuvent s'épanouir, participer sans restriction à la vie sociale et contribuer à la stabilité ainsi qu'à la prospérité », indique le communiqué. La nouvelle stratégie repose sur un plan quinquennal existant.
Des mesures sont prévues pour une inclusion accrue dans l'éducation, l'emploi, les soins de santé et le logement. En outre, des « partenariats contre le racisme à tous les niveaux de la société » doivent être établis. La Commission annonce son intention de renforcer l'application des lois antidiscrimination et d'élargir le « cadre de lutte contre les discours de haine et les crimes de haine ». Une harmonisation plus poussée des définitions des infractions de haine en ligne est également à l'étude.
La Commission cite spécifiquement le racisme anti-noir, l'antitsiganisme, l'antisémitisme, le racisme anti-asiatique et la haine anti-musulmane comme axes prioritaires. Les États membres doivent être soutenus dans la mise en œuvre de plans d'action nationaux. La Commission « interviendra si les lois antidiscrimination ne sont pas respectées », poursuit-elle.
La stratégie est accompagnée d'une campagne d'égalité à l'échelle de l'UE, de la poursuite du travail d'un coordinateur antiracisme et d'une extension du soutien financier aux organisations de la société civile via le programme AgoraEU.