La Commission européenne souhaite à l'avenir interdire totalement la technologie réseau des fabricants chinois Huawei et ZTE dans les réseaux mobiles européens. L'objectif est de mieux protéger les infrastructures critiques dans l'UE contre le sabotage et l'espionnage, a indiqué la Commission.
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Pour ce faire, Bruxelles envisage de créer une nouvelle base juridique permettant de rendre contraignantes les recommandations de la Commission pour les États membres. Jusqu'à présent, selon la Commission, trop peu de pays avaient suivi la recommandation d'exclure Huawei et ZTE de l'expansion et de l'exploitation des réseaux 5G pour des raisons de sécurité.
« Avec le nouveau paquet de cybersécurité, nous aurons les moyens de mieux protéger nos chaînes d'approvisionnement critiques, mais aussi de lutter résolument contre les cyberattaques », a déclaré la commissaire européenne responsable Henna Virkkunen.
Les mesures prévues s'appliqueront au total à 18 secteurs considérés comme critiques, dont les télécommunications mobiles, les services de cloud, les dispositifs médicaux, les semi-conducteurs, les drones ainsi que les systèmes de surveillance et de défense. Selon la proposition, les opérateurs mobiles disposeront de 36 mois pour remplacer les composants centraux des fournisseurs considérés à risque.
La Chine a réagi avec une vive critique. Le ministère des Affaires étrangères à Pékin a parlé de « protectionnisme nu » et a exhorté l'UE à garantir un environnement commercial équitable et non discriminatoire aux entreprises chinoises.
Le projet de la Commission européenne doit maintenant être discuté avec les États membres et le Parlement européen.