La commune de Crans-Montana ne peut pas se présenter comme plaignante dans le procès pénal suite à la catastrophe incendiaire du 1er janvier. C'est ce qu'a communiqué la procureure valaisanne à l'avocat de la commune, comme le rapporte la chaîne RTS. Dans son écrit du 5 janvier, elle a déclaré que la commune ne pouvait pas être «considérée comme plaignante», car seules les personnes dont «les droits ont été directement atteints par une infraction» pouvaient être considérées comme partie lésée.
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Après l'annonce par la procureure de rejeter la demande, la commune a retiré sa demande le 8 janvier. L'avocat a écrit que Crans-Montana le faisait «par respect pour les victimes, indépendamment de toute considération juridique».
Malgré le retrait, la commune souhaite toujours intervenir comme «partie prenante» dans la procédure. Elle demande l'accès aux dossiers, la participation aux auditions et le droit de poser des questions aux personnes interrogées. Elle invoque comme raisons possibles les infractions de l'exploitant contre les règlements de construction et d'hôtellerie – tel qu'une issue de secours bloquée, un escalier rétréci et l'absence de contrôle d'âge. Un groupe de quatre procureurs doit maintenant décider si la commune obtient ce statut.