Elle ne peut pas s'en empêcher. Après que la conseillère d'État PS Jacqueline Fehr a publiquement réprimandé la commission de vérification des comptes (GPK) du parlement qui est son supérieur, elle se heurte à nouveau au parlement cantonal dans la NZZ.
Dans une interview, Fehr se prononce maintenant en faveur de paiements directs de l'État aux communautés musulmanes. Or, le parlement cantonal a récemment attribué 300 millions de francs pour les six prochaines années exclusivement aux communautés religieuses reconnues - en compensation pour les services ecclésiastiques rendus à la collectivité.
Ensuite, les réformés et les catholiques ont décidé de transmettre volontairement un million aux communautés islamiques. Ce don généreux - principalement initié par la consœur du parti socialiste de Jacqueline Fehr, la présidente de l'église réformée Esther Straub - était déjà fortement controversé au sein de l'église.
Mais l'athée déclarée, qui a depuis longtemps quitté l'église réformée, va encore plus loin. Après ses louanges pour cette volontarité des églises nationales, Jacqueline Fehr exige des paiements de l'État pour les musulmans et est convaincue que cette demande aurait une chance auprès des électeurs.
Ainsi, Jacqueline Fehr s'écarte de la constitution du canton de Zurich. L'article 130 y stipule clairement que le canton soutient l'église nationale évangélique-réformée, la corporation catholique-romaine et la commune catholique-chrétienne. L'article 131 reconnaît également la communauté cultuelle israélite et la communauté juive libérale, car elles s'organisent selon des principes «étatiques de droit et démocratiques».
Il est également assez discutable si le soutien étatique aux communautés de foi islamiques, aux imams et aux mosquées favorisera l'intégration de la population musulmane croissante. Parce qu'il est bien connu que là-bas, on ne prône pas nécessairement l'intégration, l'éducation et la tolérance. Il serait probablement plus judicieux de soutenir les clubs de football, les associations de gymnastique et les scouts, qui favorisent une meilleure intégration.