Seulement trois jours de session de printemps et déjà «plus envie» de démocratie parlementaire? Toujours est-il que la conseillère nationale verte Meret Schneider s’offusque que pas moins de 40 orateurs individuels de l’UDC, l’initiatrice du projet, se soient annoncés pour le débat au Conseil national sur l’initiative sur la neutralité. «40 fois 5 minutes de temps de parole multipliées par tous les jetons de présence, c’est ce que nous coûte, à nous contribuables, la répétition 40 fois des mêmes arguments», calcule Schneider sur le service de messages courts X.
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86 Einzelredner*innen zur Neutralitätsinitiative, davon 40 von der SVP. 40 mal 5 Minuten Redezeit mal alle Sitzungsgelder kostet uns Steuerzahlende die 40malige Wiederholung der gleichen Argumente.
— Meret Schneider (@Schneimere) March 4, 2026
Il est pourtant plutôt inhabituel que des politiciens verts se préoccupent de l’utilisation efficiente des deniers publics. Ainsi, rien que le fonds pour le climat, lancé par le PS et les Verts et sur lequel on votera dimanche prochain, coûterait chaque année entre 4 et 8 milliards de francs au contribuable. Seule la gauche croit encore qu’avec ses mesures et les sommes colossales redistribuées, elle peut réguler le climat mondial. Le projet échouera de manière retentissante dans les urnes.
Mais restons un instant sur cette initiative totalement inefficiente et vouée à l’échec. Lorsque le Conseil national a débattu du fonds pour le climat, au total 33 orateurs des Verts et du PS, donc des initiants, ont pris la parole et répété sans cesse les mêmes arguments. Cela représente, selon le petit calcul au lait d’avoine de Schneider, seulement 7 fois 5 minutes de moins que les orateurs de l’UDC sur l’initiative sur la neutralité. 35 minutes multipliées par tous les jetons de présence – l’UDC devrait envisager de faire don des coûts de ce temps de parole excédentaire au climat.