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La direction de la sécurité zurichoise de Mario Fehr a empêché les apparitions du critique de la migration Martin Sellner et de l’activiste pro-palestinien Ali Abunimah. Désormais, le Conseil fédéral formule de vives critiques

Martin Sellner, figure de proue des Identitaires en Autriche, souhaitait parler de «remigration» en Suisse à l’automne 2024. L’activiste et journaliste américano-palestinien Ali Abunimah, quant à lui, prévoyait de donner une conférence à Zurich sur Israël et la Palestine au début de l’année 2025.

La direction de la sécurité zurichoise de Mario Fehr a empêché les apparitions du critique de la migration Martin Sellner et de l’activiste pro-palestinien Ali Abunimah. Désormais, le Conseil fédéral formule de vives critiques

La direction de la sécurité zurichoise de Mario Fehr ne s’en est nullement réjouie. Une apparition de Sellner s’accompagnerait d’une «mise en danger de la sécurité intérieure ou extérieure de la Suisse», a argumenté la police cantonale de Zurich. Dans le cas d’Abunimah, l’autorité a vu un «danger sérieux pour la sécurité», estimant que celui-ci pourrait littéralement échauffer les esprits des auditeurs en Suisse par ses propos.

Marius Weyermann, commandant de la police cantonale de Zurich, est intervenu dans les deux cas directement auprès de la cheffe de Fedpol de l’époque, Nicoletta della Valle. Objectif: empêcher Sellner et Abunimah de prendre la parole. Cette initiative a porté ses fruits. Sous la pression de la police cantonale, la police fédérale a prononcé des interdictions d’entrée contre Sellner et Abunimah.

La police fédérale, qui ne voyait ni en Sellner ni en Abunimah un danger pour la sécurité, avait auparavant refusé de telles mesures. Pour le directeur de la sécurité Mario Fehr, en revanche, toutes les alarmes se sont déclenchées. Un «haineux des Juifs qui appelle à la violence» ne devait pas venir à Zurich, a-t-il fulminé à propos d’Abunimah.

Aujourd’hui, on sait que ces décisions reposaient sur l’arbitraire. C’est ce que critique désormais aussi le gouvernement fédéral. «La rétractation ultérieure de la décision est intervenue dans les deux cas sous la forme d’une instruction de service de la part de la directrice de Fedpol de l’époque, en dehors des procédures et compétences prévues, et sans qu’il y ait de nouveaux éléments concernant les faits.» C’est ce qu’a écrit récemment le Conseil fédéral dans une prise de position relative au rapport de la Commission de gestion du Conseil des États (CdG-E), qui avait déjà examiné en détail les événements en 2025.

Le domaine «Mesures policières», responsable des interdictions d’entrée au sein de Fedpol, a tout simplement été contourné par l’intervention de la direction de la sécurité de Fehr auprès de della Valle. Une telle chose «ne s’était encore jamais produite», écrit le gouvernement suisse. Des critiques sont également formulées par l’actuelle cheffe de Fedpol, Eva Wildi-Cortés. Devant la CdG, elle a fait savoir que «des interventions à ce niveau ne devraient pas avoir lieu».

Pour le contribuable, la démarche de la direction de la sécurité zurichoise ainsi que de l’ancienne cheffe de Fedpol, della Valle, à l’encontre des activistes se révèle coûteuse. Le Tribunal administratif fédéral à Saint-Gall a jugé a posteriori la mesure prise contre Sellner comme illégale et a levé l’interdiction d’entrée visant l’Autrichien. Sellner a droit à une indemnisation de 3000 francs.

Pour le Tribunal administratif de Zurich, en revanche, les mesures prises contre Abunimah sont illégales et constituent une violation de la Constitution fédérale suisse. Le canton doit lui verser une indemnité de 9500 francs. Abunimah, dont l’interdiction d’entrée avait été prononcée pendant son séjour à Zurich, a passé un court laps de temps en détention administrative en Suisse.

Les appréciations du Conseil fédéral, combinées aux décisions de justice, jettent une lumière défavorable sur la direction de la sécurité zurichoise de Mario Fehr. Son combat contre Sellner et Abunimah met surtout en évidence une chose: la liberté d’expression a une importance très limitée dans le domaine de responsabilité de ce magistrat sans parti.

On s’étonne également du pouvoir détenu par la direction de Mario Fehr: un simple contact personnel d’un commandant de police a suffi pour torpiller des décisions de Fedpol. Dans les cas d’Abunimah et de Sellner, l’autorité de Fehr a été plus puissante que Fedpol, le Service de renseignement de la Confédération (SRC) et le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) réunis. Les trois offices fédéraux étaient en effet parvenus auparavant à d’autres appréciations.

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