Pendant des semaines, les entreprises suisses ont souffert des droits de douane élevés. Désormais, grâce à une intervention déterminée du ministre de l'Économie Guy Parmelin et de chefs d'entreprises de premier plan, le taux passe de 39 à 15 pour cent. Quiconque pense qu'il en résulte un soulagement au Palais fédéral se trompe.
© KEYSTONE / PETER SCHNEIDER
Que la gauche – pensons au « Fuck you, Mr. Trump » du co-président du PS, Cédric Wermuth – ne trouve rien de positif dans le nouvel accord était prévisible – passons.
Inexplicable reste cependant le rôle du parti qui se revendique économique, le FDP. Les co-présidents Benjamin Mühlemann et Susanne Vincenz-Stauffacher ne laissent aucun répit à l'accord: « peu transparent », « plutôt orienté sur les intérêts des États-Unis », « concessions considérables » – tel est leur verdict dans le Tages-Anzeiger.
Particulièrement irritante est leur constatation suivante: « En débat seraient les reprises des directives américaines pour les grands véhicules, une interdiction de réglementations pour les entreprises technologiques, ou même l'adoption de sanctions américaines – ce seraient là des concessions considérables », selon le conseiller aux États glaronais Mühlemann.
S'adonner aux sanctions? Guy Parmelin s'est exprimé à ce sujet lors de la « Journée de l'économie » de la Chambre de commerce de Bâle-Campagne: « Il a été prétendu que la Suisse devait adopter les sanctions et les contrôles d'investissement des États-Unis. C'est faux. Notre pratique en matière de mise en œuvre des sanctions reste inchangée. D'autres pays se sont engagés à adopter automatiquement et de manière contraignante toutes les sanctions des États-Unis. Pas nous. Nous avons réussi à repousser cette exigence. Nous continuons à décider de manière autonome et souveraine, mais nous voulons continuer à travailler en étroite collaboration dans ces domaines – comme par le passé – avec nos principaux partenaires économiques, y compris les États-Unis. »
En tant qu'observateur, on se frotte les yeux: Pour dénigrer l'accord, Mühlemann et Vincenz-Stauffacher affirment des choses que Parmelin exclut manifestement. L'objectif: discréditer une solution de négociation que l'économie a expressément souhaitée et exhortée.
On verra si les électeurs du FDP laisseront passer ce comportement à leurs dirigeants. Et Monsieur Parmelin pourrait en effet se sentir assez exposé après ces déclarations.