La plupart des moqueurs se tairont après la première olympique dans les fortes chutes de neige à Bormio. Le ski-alpinisme, ou Skimo, est un véritable spectacle.
En ski-alpinisme, le sprint en départ de masse (six concurrents par manche) se fait avec des peaux de phoque synthétiques sous les skis pour monter la pente. Au milieu de la piste, des barrières en forme de diamant sont installées. On peut passer à gauche ou à droite. Puis un escalier bloque le passage. Les skis doivent être déchaussés et fixés sur le dos. Pour les derniers mètres de montée, les skis sont remis aux pieds. Une fois au sommet, il faut enlever les peaux et les ranger. Suit ensuite une descente avec de larges virages et quelques sauts, un peu comme en skicross. Un régal pour la télévision.
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Lors de la finale féminine, la quintuple championne du monde Emily Harrop (F) prend immédiatement la tête, suivie de la Neuchâteloise Marianne Fatton (30 ans). Mais après le deuxième changement, Fatton se retrouve soudain devant. Elle est aussi en tête avant la descente. Et elle ne laisse plus échapper l’or. Son avance après un peu moins de trois minutes sur Harrop: 2,4 secondes. C’est la 6e médaille d’or pour la Suisse lors de ces Jeux, la 5e rien qu’à Bormio.
Chez les hommes, le Zurichois Jon Kistler et le Grison Arno Lietha réalisent un départ canon en finale des six meilleurs. Mais Lietha trébuche dans l’escalier et chute, Kistler est décroché plus tard. Lietha termine quatrième, Kistler sixième.
Lors de la cérémonie de remise des médailles des femmes, une Suissesse est à nouveau présente: Regula Meier, présidente depuis octobre 2022 de la Fédération internationale de ski-alpinisme (ISMF).
Il est bien possible que la première championne olympique de Skimo prenne également le départ de l’épreuve par équipes samedi. Cela vaut la peine d’y jeter un œil.