Le cessez-le-feu entre Israël et le Hamas est officiellement terminé. Depuis mardi, l'armée de l'air israélienne bombarde à nouveau la bande de Gaza, mercredi l'armée a commencé une offensive terrestre, et jeudi les premières roquettes de Gaza ont de nouveau atterri à Tel-Aviv. « 2025 sera une année de guerre », déclare le nouveau chef d'état-major israélien Ejal Zamir.
Israeli Government Press Office via AP
Après des semaines de négociations infructueuses pour la libération des otages, qui sont toujours pris au piège dans les tunnels du Hamas depuis octobre 2023, le Premier ministre Benjamin Netanyahou passe à l'offensive. Seule la pression militaire contraindra le Hamas à libérer les 24 derniers otages vivants ainsi qu'à remettre les 35 dépouilles, dit-il.
Mais sur quoi repose l'espoir de Netanyahou, alors que l'armée israélienne n'a pas réussi à libérer les otages pendant presque un an et demi ?
La décision de Netanyahou suscite une vive critique de la part des familles des otages. Elles craignent que les attaques sur Gaza ne mettent en danger la vie de leurs proches.
Des dizaines de milliers de personnes manifestent donc à Tel-Aviv et devant le parlement à Jérusalem contre la reprise des combats. Elles demandent une solution négociée et appellent Donald Trump à faire pression non seulement sur le Hamas, mais aussi sur Netanyahou.
Alors qu'après l'invasion du Hamas en octobre 2023, une grande majorité d'Israéliens soutenait l'intervention militaire contre l'organisation terroriste, la résistance se renforce maintenant. De plus en plus de citoyens réclament une solution politique à la crise des otages.
Beaucoup soupçonnent Netanyahou de poursuivre non seulement des objectifs militaires, mais aussi personnels. Avec les nouvelles hostilités, il viserait à stabiliser sa coalition gouvernementale fragile. Ses partenaires d'extrême droite exigent notamment une approche sans compromis contre le Hamas.
En effet : quelques heures seulement après le début des attaques, un parti d'extrême droite a rejoint la coalition, ayant quitté l'alliance en janvier pour protester contre le précédent cessez-le-feu.
Netanyahou dispose maintenant à nouveau d'une majorité sécurisée au parlement - un avantage décisif, car fin mars, le vote sur le budget de l'État aura lieu. Si elle échoue, de nouvelles élections se tiendront automatiquement l'été, lors desquelles la coalition de Netanyahou, selon les sondages, perdrait nettement.
Mais maintenant, avec la majorité parlementaire sécurisée, l'adoption du budget ne rencontre guère d'obstacles. Cela permettrait à Netanyahou de rester en fonction jusqu'aux prochaines élections régulières en novembre 2026.