Le conseiller fédéral Albert Rösti (UDC) a annoncé jeudi l'expansion future prévue du rail et de la route. Une nouvelle étude de l'ETH Zurich lui sert de ligne directrice, du moins en ce qui concerne les priorités.
Pour les routes nationales, 9 milliards de francs supplémentaires seront disponibles à l'avenir, alors que des projets de 4 milliards de francs ont déjà été décidés. En revanche, entre 14 et 24 milliards seront investis dans l'expansion ferroviaire.
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Il est intéressant de noter que le ministre des Transports souhaite emprunter de nouvelles voies dans la consultation de ces projets d'expansion. En effet, les propositions routières et ferroviaires doivent être examinées par le Parlement dans un acte global, donc en un coup.
Cela est probablement dû au fait que la pression pour créer un secrétariat d'État aux Transports, afin de mieux coordonner les projets de construction routière et ferroviaire, augmente. Le conseiller aux États vaudois Pascal Broulis (PLR) a en tout cas déposé une initiative à cet effet dans la petite chambre. Il l'a motivée par les arguments des opposants à la mesure d'expansion 2023 pour les routes nationales.
Dans le canton de Vaud, ceux-ci avaient critiqué que la construction d'une troisième voie d'autoroute pourrait entrer en conflit avec la nouvelle voie CFF entre Lausanne et Genève. D'où il a conclu que les projets routiers et ferroviaires ne sont pas suffisamment coordonnés. L'initiative de Broulis a été renvoyée par le Conseil des États à la commission des transports de cette chambre pour consultation préalable.
Rösti et ses spécialistes des transports sont opposés à de tels plans. Ils estiment que la coordination de la planification spatiale et des transports ne sera pas sensiblement améliorée par un nouveau secrétariat d'État aux Transports. Avec sa nouvelle approche dans l'expansion des modes de transport, où les projets routiers et ferroviaires devraient être mieux coordonnés, le ministre des Transports essaie maintenant de couper l'herbe sous le pied des partisans d'une nouvelle super-agence. Parmi ceux-ci figurent, outre Broulis, le président de la confédération des syndicats et conseiller aux États Pierre-Yves Maillard, ou le président de l'Union suisse des arts et métiers, le conseiller aux États Fabio Regazzi.
Nous sommes curieux de voir comment cela va évoluer.