Le président américain Donald Trump a bouleversé d’un trait de plume la politique climatique des États-Unis. Comme l’a annoncé l’agence de protection de l’environnement EPA, la décision historique de 2009 constatant le « danger » a officiellement été déclarée nulle et non avenue.
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Ce faisant, le gouvernement Trump retire tout fondement scientifique à l’argument selon lequel le dioxyde de carbone et d’autres gaz à effet de serre constituent une menace pour la santé publique et le bien-être. La portée de cette décision est fondamentale: pendant plus d’une décennie et demie, cette constatation a été considérée comme la base juridique sur laquelle reposaient presque toutes les réglementations climatiques majeures des États-Unis – des limites d’émissions de CO2 pour les véhicules jusqu’aux exigences imposées aux centrales électriques.
Trump et le directeur de l’EPA, Lee Zeldin, ont qualifié cette mesure de « plus grande opération de déréglementation de l’histoire de l’Amérique ». Le président a reproché aux règles en vigueur jusqu’ici d’avoir nui à l’industrie automobile américaine et d’avoir fait grimper massivement les prix pour les consommateurs.
Parallèlement, une réglementation plus stricte sur les émissions de la précédente administration de Joe Biden pour les voitures a déjà été repoussée de deux ans. Les associations environnementales et d’anciens membres du gouvernement ont dénoncé un recul historique « irresponsable » face à la multiplication des phénomènes météorologiques extrêmes.