Après des pressions diplomatiques de Rome, le ministère public valaisan a accepté la demande d'entraide judiciaire italienne concernant l'incendie du Nouvel An à Crans-Montana. Ainsi, des représentants de la police italienne peuvent être actifs dans le cadre d'une enquête conjointe dans le canton du Valais – mais uniquement à titre consultatif et sous direction suisse, comme le rapporte le Blick.
Filippo Attili/Keystone/Chigi Palace PR
Le Premier ministre italien, Giorgia Meloni, avait précédemment retiré l'ambassadeur suisse et exigé que les enquêteurs italiens soient impliqués dans l'affaire. La raison: parmi les 40 victimes et 116 blessés, plusieurs sont citoyens italiens. Selon l'Office fédéral de la justice, la participation est maintenant officiellement autorisée - une première réunion de coordination technique devrait avoir lieu à la mi-février.
La justice italienne a accès aux preuves existantes et peut soumettre ses propres demandes au-delà des actes d'entraide judiciaires concrets. Néanmoins, la compétence procédurale reste au canton du Valais. Les Carabiniers peuvent assister aux interrogatoires ou suggérer des questions – des enquêtes indépendantes sur le sol suisse sont exclues.
L'avocat et expert en droit européen Fabian Teichmann parle d'une décision juridiquement correcte, mais politiquement chargée: « La pression de Meloni a porté ses fruits dans ce cas ». Il est pourtant clair d'un point de vue juridique que les mesures diplomatiques – comme les ultimatums ou le retrait d'un ambassadeur – ne créent pas de pouvoirs d'enquête supplémentaires sur le territoire suisse. Il souligne que des enquêtes conjointes peuvent apporter des avantages si les compétences sont clairement définies.