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La SRF-«Rundschau» se ridiculise avec une prétendue histoire d'espionnage suisse en faveur de la Russie. Une «recherche» embarrassante d'une époque passée

Les enquêteurs de SRF Investigativ ont de nouveau sévi cette semaine dans la «Rundschau». Leur accusation : les spécialistes en cybersécurité du Service de renseignement de la Confédération (SRC) auraient collaboré avec l'entreprise de logiciels de sécurité «controversée» Kaspersky. Scandale ! Pourtant, Kaspersky, une entreprise opérant à l'international avec 4000 employés, a transféré son infrastructure de traitement des données à Zurich en 2018. En 2017, par exemple, l'Office fédéral allemand de la sécurité des technologies de l'information (BSI) avait souligné sa collaboration de confiance avec Kaspersky.

SRF/Oscar Alessio
Gion-Duri Vincenz und Franziska Ramser Moderatoren Rundschau 2022 Copyright: SRF/Oscar Alessio
SRF/Oscar Alessio

Ce que la «Rundschau» présentait comme une «enquête de plusieurs semaines» était en réalité la violation de la loi par un informateur qui avait révélé des documents classifiés. L'affaire est ancienne et concerne les années 2015 à 2020. Dans ce cadre, le «service secret» suisse – le mot «secret» était chuchoté une centaine de fois dans l'émission de la «Rundschau» – aurait transmis des informations pour en obtenir lui-même. Scandale ! En réalité, il s'agit là du modèle commercial de chaque service secret.

Des informations secrètes auraient peut-être été transmises aux Russes via l'entreprise Kaspersky. Toutefois, Kaspersky rejette catégoriquement toute collaboration en ce sens. Les preuves de la SRF sont si minces que Kaspersky pourrait probablement intenter un procès pour atteinte à la réputation. Notre radiodiffuseur financé par des redevances obligatoires utilise constamment des mots flous comme «proche», «incertain» ou «deux grandes questions restent ouvertes» dans ses accusations.

Il est clair que plusieurs rapports ont été commandés par la surveillance concernant la prétendue transmission illégale d'informations secrètes dans cette «affaire avec la Russie» (selon SRF). Il n'y a pas d'enquêtes pénales contre d'éventuels accusés. Des indications sur la possible transmission d'informations de renseignement seraient venues de deux services «amis». Apparemment, la Suisse neutre connaît des services de renseignement étrangers amis et des services de renseignement ennemis. Surtout ce dernier n'augure rien de bon pour notre sécurité.

Une activiste Nawalny et soutien de l'opposition russe d'origine bulgare à Londres, qui ne sait rien du cas concret, est interrogée. S'ajoute à cela le diagnostic à distance inévitable d'un expert en renseignement d'Allemagne.

Enfin, deux parlementaires suisses interviennent, sans davantage connaître le dossier. Balthasar Glättli, du parti des Verts, est présenté comme un «politicien de la sécurité». Sa contribution à la sécurité suisse consiste à avoir proposé d'accueillir 100 000 Syriens début 2015. Les seuls qui aient vraiment connaissance des faits n'ont pas été interrogés par l'équipe d'investigation de la SRF. En l'occurrence, les membres de l'instance de surveillance du Service de renseignement suisse. Il s'agit de la délégation des affaires de vérification (GPDel) des deux conseils sous la présidence de Stefan Müller-Altermatt (Centre).

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