Lorsqu'il s'agit de mettre en œuvre des résultats de votations qui profitent aux contribuables, l'État semble avoir plus de difficultés que lorsqu'il s'agit d'encaisser. Le oui à l'abolition de la valeur locative en est un bon exemple.
Adopté le 29 septembre 25, il faudra patienter au moins jusqu'en 2028, selon les prévisions, avant que la volonté populaire soit enfin appliquée et que la rubrique de la valeur locative disparaisse du formulaire fiscal.
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En revanche, l'appareil administratif travaille plus rapidement lorsqu'il s'agit de recettes supplémentaires. L'augmentation de la TVA de 7,7 % à 8,1 % par exemple a été adoptée le 25 septembre 2022 et déjà 15 mois plus tard, le 1er janvier 2024, elle est entrée en vigueur.
En octobre 2024, le gouvernement a décidé une surtaxe sur les produits du tabac qui est entrée en vigueur le 1er janvier 2025, entraînant une augmentation de prix d'environ 40 centimes par paquet pour le tabac à coupe fine, les cigares, les cigarillos, le tabac à chauffer et le snus.
La 13ème rente AVS a été approuvée par le peuple le 3 mars 2024. Sur le financement, il y a un vrai casse-tête politique et les premiers treizièmes devraient arriver aux pensionnés au plus tôt en décembre 2026.
Même lorsqu'il s'agit de mettre en œuvre des directives de l'étranger, le Conseil fédéral est presque trop zélé en la matière. L'impôt minimum de l'OCDE pour les entreprises ayant un chiffre d'affaires de plus de 750 millions de francs a été approuvé par les électeurs en juin 2023. Déjà au 1er janvier 2024, soit environ six mois plus tard, cette réforme est entrée en vigueur.