Dans la commission du budget du Bundestag, l'ancienne secrétaire d'État Margaretha Sudhof a formulé de graves accusations contre l'ancien ministre de la Santé Jens Spahn (CDU). Au centre, son rapport sur l'acquisition de masques de plusieurs milliards d'euros pendant la pandémie de Corona, qu'elle a rédigé à la demande du successeur de Spahn, Karl Lauterbach (SPD). Le Bild-Zeitung rapporte.
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Margaretha Sudhof, enquêtrice spéciale sur les acquisitions de masques Corona (KEYSTONE/DPA/Michael Kappeler).
Sudhof accuse Spahn d'avoir pris des décisions centrales contre l'avis explicite de ses départements spécialisés, causant ainsi un préjudice financier considérable au contribuable. Trois collègues du cabinet auraient même rejeté ses accords de masques. Néanmoins, Spahn les aurait mis en œuvre - avec une entreprise de sa circonscription électorale, qui a ensuite été épargnée par des demandes de remboursement.
Sudhof affirme qu'elle n'a pas pu s'exprimer librement au sein de la commission. Elle a déclaré : « Je n'ai malheureusement pas d'autorisation de déclaration complète. » Le ministère de la Santé sous la ministre de la CDU Nina Warken a rejeté cette description et a parlé d'un « droit de déclaration illimité ».
La session a été classée comme « Réservée à l'usage officiel », mais le rapport Sudhof est déjà accessible au public depuis longtemps. Elle y qualifie le comportement de Spahn d'expression d'un « manque de compréhension économique » et d'une « ambition politique ». Dans des cercles internes de l'Union, on dit selon le Bild : « Cela reste collé à lui, il ne s'en débarrassera pas. »