Le compromis douanier négocié par la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen et Donald Trump est sur la sellette. Malgré les applaudissements pour l'accord qui devrait limiter les droits de douane sur les exportations de l'UE à 15 %, la résistance parmi les États membres de l'UE ne cesse de croître. « Le résultat n'est pas garanti », prévient Michael Jäger de la Fédération européenne des contribuables. C'est ce que rapporte le journal Bild.
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En particulier, la France parle ouvertement d'une « humiliation », d'un « jour noir pour l'Europe ». Le Premier ministre François Bayrou qualifie même l'accord de « soumission ». La raison n'est pas seulement le niveau des tarifs douaniers, mais aussi les engagements financiers pour les investissements et les achats d'énergie, que les États de l'UE doivent assumer. Sans leur approbation, l'accord ne peut entrer en vigueur.
S'ajoute à cela une incertitude juridique du côté américain. Aux États-Unis, les tribunaux examinent actuellement si Trump a effectivement le droit d'imposer des tarifs douaniers de manière unilatérale. Une première instance a déjà statué en faveur des entreprises plaignantes. Si la cour d'appel confirme la décision, les entreprises concernées pourraient exiger le remboursement des droits de douane déjà payés, avec des conséquences considérables pour l'accord.