L’ancien ministre-président de Hesse, Roland Koch, demande au chancelier fédéral Friedrich Merz ainsi qu’aux dirigeants du SPD, Lars Klingbeil et Bärbel Bas, de faire davantage preuve de volonté de prendre des risques politiques pour mener des réformes. C’est ce qu’écrit Koch dans une tribune pour la FAZ.
Sebastian Gollnow/DPA/Keystone
Le sauvetage du centre politique est une question de leadership, estime Koch. «C’est précisément le travail des dirigeants de risquer leur tête, afin que les partisans restent sur la voie même lorsqu’elle devient escarpée.» Les dirigeants du gouvernement et des partis ont été élus pour faire passer aussi des décisions impopulaires.
Ils seront jugés sur leur capacité à «rendre acceptables par la majorité des corrections de cap impopulaires et douloureuses en temps de crise». Cela implique la volonté «d’accepter de profondes blessures dans les sondages jusqu’aux premiers succès positifs des changements». Koch rappelle que Merz avait parlé ouvertement, avant sa réélection à la tête du parti, des «seuils de douleur et de leur dépassement».
La radicalisation croissante en Allemagne ne peut être stoppée que par une nouvelle promesse de prospérité, poursuit Koch. Pour cela, les directions de l’Union et du SPD devraient élaborer, lors d’entretiens confidentiels, un paquet de réformes commun.
Celui-ci devrait pousser les deux camps jusqu’à la limite de douleur la plus extrême concevable, sans les faire éclater. Seraient notamment à l’ordre du jour des modifications du droit du temps de travail, de la codétermination en matière de nouvelles technologies, davantage de responsabilité individuelle dans les systèmes sociaux, la réduction des subventions ainsi que des réformes fiscales allant jusqu’à une charge accrue sur les hauts revenus.