L'ancien président des Verts, le conseiller national Balthasar Glättli, n'a pu s'empêcher, lors du débat sur le message concernant l'armée, de reprocher à l'occasion au Service de renseignement de la Confédération (SRC) une collaboration avec la Russie. Une évaluation réaliste de la menace doit reconnaître qu'il existe aussi chez nous des menaces réelles et des attaques qui sont bien réelles, a fait savoir Glättli.
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Et d'ajouter : Les opérations dans la quatrième dimension, dans le cyber et l'espace d'information, sont réelles. « Dans cette confrontation, il n'aide pas que l'équipe cyber de notre propre service de renseignement collabore avec les Russes et nous expose à la menace de perdre les connexions et les flux d'informations avec les services partenaires occidentaux », a déclaré le Vert zurichois.
Glättli se réfère à un reportage de la « Rundschau » de la SSR sur une « affaire d'espionnage des services de renseignement » - tel est le titre de cette rocambolesque histoire. Lui-même apparaît également dans cette affaire, bien que le conseiller national zurichois n'ait pas été remarqué jusqu'à présent comme un politicien de la sécurité à Berne. Il s'agit concrètement de la coopération du SRC avec une entreprise de logiciels qui aurait entretenu des liens avec les services secrets russes.
Cependant, cette histoire n'est rien de plus qu'un coup dans l'eau - d'autant plus qu'elle date de plusieurs années, que la surveillance des services de renseignement (délégation des finances) l'a déjà examinée depuis longtemps et qu'aucun des acteurs n'a été inculpé, comme Weltwoche l'a récemment rapporté.
En réalité, avec son accusation adressée au SRC, le Vert zurichois n'a fait que démontrer que le principe de neutralité lui est inconnu. En tant qu'État neutre, la Suisse ne devrait pas faire de distinction entre les services de renseignement amis et ennemis.