Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a officiellement demandé la grâce présidentielle au président Isaac Herzog. Le chef du gouvernement est impliqué depuis des années dans un procès pour corruption, où il est notamment accusé d'avoir accepté des cadeaux de luxe d'une valeur d'environ 174 000 euros. Netanyahou a toujours rejeté toutes les accusations, parlant d'une "chasse aux sorcières".
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Le bureau du président a confirmé la « demande exceptionnelle » et souligné qu'elle aurait des « conséquences considérables ». « Après réception de toutes les déclarations pertinentes, le président examinera la requête de manière responsable et consciencieuse », a-t-il été indiqué dans un communiqué. La demande sera d'abord transmise à un département du ministère de la Justice pour recueillir les avis de toutes les autorités concernées.
Il y a quelques semaines, le président américain Donald Trump avait demandé dans une lettre à Herzog de pardonner préventivement Netanyahou. Trump avait exprimé l'avis selon lequel l'accusation était politiquement motivée et non justifiée, tout en soulignant le respect de l'indépendance de la justice israélienne.
En Israël, des débats avaient déjà eu lieu au sujet d'une grâce possible pour Netanyahou. Le président Herzog avait auparavant déclaré que personne n'était au-dessus des lois, tout en se réservant le droit d'agir selon sa conscience. Bien que le président israélien ait principalement des fonctions représentatives, il est habilité à prononcer des grâces dans des cas exceptionnels.
L'opposition a vivement critiqué l'initiative. Netanyahou est depuis des années au centre de controverses politiques et juridiques qui ont profondément divisé le pays.