Le Conseil des États débat aujourd'hui d'une série d'interventions visant les demandeurs d'asile criminels. Cela fait suite aux cambriolages et aux vols en série qui ont alarmé la population dans les environs des centres d'asile. L'initiative du conseiller national thurgovien de l'UDC, Pascal Schmid, s'intitule : « Protéger la population. Pas de procédure d'asile et pas de droit de séjour pour les criminels. » Une autre émane de Christoph Riner, conseiller national de l'UDC de l'Argovie, qui demande une limitation de la liberté de mouvement des criminels parmi les demandeurs d'asile.
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Le groupe parlementaire des Libéraux-Radicaux demande, par le biais d'une motion, un soutien plus efficace de la Confédération aux cantons dans l'expulsion des demandeurs d'asile déboutés. La conseillère aux États des Verts Libéraux, Tiana Moser, s'est également saisie du thème de l'asile et exige l'expulsion des multirécidivistes criminels dans le domaine de l'asile.
Le problème avec toutes ces initiatives est que, même si elles sont acceptées, rien ne garantit que les demandeurs d'asile criminels puissent réellement être expulsés sans conditions. Récemment encore, un Afghan, que l'on avait renvoyé à Kaboul, est revenu en Suisse, car on lui avait refusé l'entrée en Afghanistan. Et qu'en est-il de tous ces demandeurs d'asile qui n'ont pas de droit de séjour mais qui sont malgré tout ici, car on ne peut pas les expulser ?
Si nous voulons prendre des mesures contre les abus d'asile répétés par milliers, il nous faut alors des moyens plus robustes, tels qu'on les connaît par exemple en Allemagne. Là-bas, les demandeurs d'asile sont déjà repoussés à la frontière.