L'association des PME et des entreprises du canton de Lucerne (KGL) rejette un rattachement à l'UE. Pour l'organisation faîtière, qui représente des entreprises régionales et des travailleurs indépendants, les « inconvénients » des accords avec l'UE l'emportent.
Les mesures d'accompagnement, la reprise dynamique du droit, le mécanisme de règlement des différends, la directive sur la citoyenneté de l'Union et les aides d'État sont critiqués. L'organisation voit ici des « lignes rouges » dépassées.
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Certes, l'accès au marché et la sécurité juridique sont importants, mais les deux ne doivent « pas être obtenus au prix d'une atteinte disproportionnée à l'autodétermination et d'un fardeau administratif excessif pour les PME », conclut le KGL, qui prend désormais de l'avance.
Jusqu'à présent, les représentants des PME ne se sont pas couverts de gloire à propos des accords avec l'UE. Les associations d'entreprises de St. Gall, Zurich, Grisons, Thurgovie, Glaris et des deux Appenzell ont jusqu'à présent renoncé à prendre position. Cet été, ils ont même demandé que l'association suisse des artisans et commerçants (SGV) à Berne élabore pour eux « les points centraux de l'accord » - les accords étant trop complexes, a-t-on dit.
Le SGV, quant à lui, reste pour l'instant discret. La chambre de commerce, le parlement de l'association des entreprises, adoptera la réponse à la consultation le 29 octobre. Le SGV suivra-t-il l'exemple de l'association des entreprises lucernoises? Ce serait la seule chose à faire.