Le Conseil fédéral poursuit sans relâche sa propagande envers l'UE. Une « large majorité » des partis, associations et autres acteurs concernés soutiendraient le paquet UE, a indiqué le gouvernement fédéral vendredi. En grande partie, le Conseil fédéral a renoncé à une pondération politico-qualitative des réponses à la consultation. Ainsi, par exemple, dans le nouvel accord sur l'électricité, les résistances s'accumulent du côté de la confédération syndicale, du parti de centre, de l'UDC ainsi que des huit cantons de montagne. Ainsi, le paquet de traités est loin d'obtenir une majorité, ce qui rend le Conseil fédéral et ses fonctionnaires particulièrement nerveux.
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Les autorités procèdent donc de manière effrontée lorsqu'il s'agit de « vendre » le paquet à la population. Le Conseil fédéral a ainsi rebaptisé le paquet de traités en « Bilateraux III ». Il suggère ainsi qu'il n'y aura aucun changement pour la Suisse. Toutefois, le Conseil fédéral lui-même, ainsi que le Parlement, le Tribunal fédéral, les cantons et la population doivent céder des compétences et des droits politiques à Bruxelles. Dans des domaines importants tels que l'immigration, l'alimentation ou l'électricité, le droit de l'UE doit être automatiquement adopté – sous peine de sanctions. On peut vouloir cela, mais dire qu'il n'y a pas de changement est un pur trompe-l'œil.
La population suisse a déjà compris cela depuis longtemps. Dans une récente enquête de Sotomo, 45 % des personnes interrogées ont déclaré qu'elles qualifiaient le nouveau paquet de traités de « paquet de soumission ». 50 % ont une vision différente, 5 % ne sont pas encore d'accord avec cette évaluation. L'enquête montre que le Conseil fédéral, avec le paquet UE, divise la population en deux camps de taille similaire. Avec une rhétorique trompeuse comme « Bilateraux III », il risque d'élargir encore plus ce fossé.