La Suisse se soude, en matière de politique étrangère et de sécurité, à l’Union européenne. Le Conseil fédéral a conclu avec Bruxelles un accord de sécurité, et un soi-disant « Framework for Participation Agreement » doit permettre des « contributions suisses aux missions civiles et militaires de l’UE ».
L’objectif de cette coopération stratégique serait « d’analyser précocement les évolutions internationales, d’identifier les intérêts communs et d’approfondir de manière ciblée la coopération sur les questions centrales de la sécurité européenne », écrit le Conseil fédéral.
La Suisse se fait donc volontairement l’appendice sécuritaire de Bruxelles. On ne peut que s’en étonner. Dans la situation mondiale actuelle, c’est à peu près la chose la plus stupide et la plus dangereuse que la Confédération puisse faire. On voit bien ces jours-ci à quel point cette UE peut facilement être entraînée dans une guerre avec laquelle nous n’avons rien à voir.
Des missiles iraniens ont déjà atteint des cibles européennes, une base aérienne britannique dans la partie grecque de Chypre. Un autre missile a été tiré sur le pays membre de l’OTAN qu’est la Turquie. Des États membres de l’UE ont offert leur soutien à l’alliance offensive Israël/États-Unis. L’Iran, de son côté, réagit en désignant l’Europe comme une cible légitime. En outre, dans nos pays d’immigration, des conflits étrangers sont importés en même temps.
Bien sûr, l’UE peut faire ce qu’elle veut. Mais la Suisse n’a rien à voir avec cela! En tant que petit État indépendant et neutre, elle ne devrait pas s’immiscer dans la politique des grandes puissances. Jamais il n’est apparu plus clairement à quel point il est irresponsable que la Suisse mette sa neutralité en jeu et se rallie à un bloc. Et c’est précisément maintenant que le Conseil fédéral s’enchaîne à cette Europe de guerre, qui se positionne également comme partie au conflit en Ukraine.
C’est insensé. Seul le peuple peut corriger cette folie: en acceptant l’initiative sur la neutralité.